105. Sardaigne, le Nord

Suite et fin de notre périple en Sardaigne. Et une évidence: la Sardaigne est une île magnifique qui nous offre ses paysages très variés, ses sites historiques, et son hospitalité sans pareil en Italie. Oui, nous vous invitons vraiment à la découvrir tranquillement en parcourant ses petites routes de montagne et ses plages étonnantes.
Nous y avons aussi vu des choses inattendues, insolites, que nous pouvons partager avec vous dans cet article qui est l’un des derniers de ce long voyage. Bien sûr, à cette saison, il ne fallait pas s’attendre à une météo estivale. Nous n’avons donc pas profité des plages et n’avons pas d’images de sable blanc et mer turquoise à vous proposer. Mais ils existent, et nous comptons bien revenir pour en profiter. En attendant, voilà un aperçu de l’Est et du Nord de la Sardaigne qui nous ont régalés.
Et pour ceux qui s’inquiétaient (si si, il y en a !), je dois préciser qu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, nous sommes déjà en France depuis une semaine, et que nous serons bien de retour à la maison le 14 décembre comme nous l’avions imaginé il y a plus de huit mois en partant à l’aventure.

Voilà un paysage typique du centre de la Sardaigne, avec ses montagnes couvertes de forêts et ses villages accrochés à la pente. Nous nous demandons toujours ce qui a pu conduire ces gens à construire dans ces endroits si difficiles.

Gairo Vecchio

Vous vous souvenez de Karaköy en Turquie, ce village grec fantôme, vidé de ses habitants en 1928 lors de l’échange de population entre Grèce (chrétiens ortodoxes) et Turquie (musulmans) ? Et bien voici Gairo Vecchio, un autre village fantôme, mais à l’histoire bien différente. Ici, c’est la nature qui a chassé les habitants à grands coups de glissements de terrain et d’inondations dont la pire s’est produite en 1951 et a poussé les autorités à déplacer les habitants vers d’autres lieux, et notamment Gairo Nuovo construit quelques centaines de mètres plus haut.
Pour visiter ce village, il faut descendre de Gairo Nuovo par la SS198 et s’engager sur la gauche sur une petite route en cul de sac. C’est une balade belle et troublante

Gairo Vecchio, village fantôme
Nous remontons vers le Nord par une route réellement magnifique, la SS125. Et lors de notre passage, nous avons eu droit au grand jeu avec ces éclaircies éblouissantes au travers des épais nuages de ce ciel lourd et menaçant
Arrivée à Orosei. La route SS125 traverse cette immense carrière de marbre blanc qui est parait-il la deuxième plus grande carrière de marbre d’Europe.
Nous continuons vers le Nord en longeant la côte. Ici, le phare désaffecté de Capo Camino
Au pied du phare, cette nature si méditerranéenne
Insolite: Roccia Il Fungo à Arzachena, un gigantesque champignon de pierre (encore un qui a regardé la méduse dans les yeux !). Pour donner l’échelle, regardez bien, vous devriez y trouver Jo qui joue la petite fourmi
Autre site improbable dans les terres du Nord: le dolmen de Ladas. On se croirait en Bretagne !
Des étourneaux par milliers ! Nous avons pu admirer pendant de longues minutes ces nuages d’oiseaux traversant la route, tellement denses que cela en devenait angoissant. Puis … plus rien ! Comme à Rome, ils se sont posés en quelques minutes au coucher du soleil
Côte Nord de la Sardaigne, et au loin … la Corse et les falaises de Bonifacio
Les roches du Capo Testa, façonnées par le vent
Sculpture monumentale offerte par dame nature
Notre balade sarde s’achève à Porto Torres où nous prenons le ferry pour rejoindre le continent. Mais nous nous offrons un petit détour à l’extrême Nord-Ouest de l’île, au port de pêche de Stintino

Alors, êtes-vous convaincus par la Sardaigne ? Nous oui, sans aucun doute. Facile d’accès en bateau au départ de Toulon, Nice, ou Gêne. Facile à visiter avec son réseau routier dans un état remarquable, un vrai plaisir surtout pour les motards. Facile à vivre avec ses multiples solutions d’hébergements, son excellente cuisine, et (je me répète), son hospitalité exemplaire.
Un exemple de cette belle hospitalité: au moment de payer notre café dans un petit village de montagne, le cafetier nous montre du doigt deux clients au fond de la salle qui nous l’ont offert alors que nous n’avons pas échangé un mot, simplement parce que nous sommes de « grands » voyageurs de passage dans leur petit village !
Alors nous quittons cette île à regret, et nous embarquons à destination de Gênes pour une dernière escapade en Italie dans les Cinque Terre, dernière étape avant de rentrer en France.

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